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COMMUNIQUÉ DE PRESSE - 2007
Prendre toutes les précautions

L’Ontario AgriBusiness Association (OABA) [Association des agro-entreprises de l’Ontario], qui représente les secteurs des grains et de l’alimentation animale, vient de préparer un manuel d’intervention d’urgence pour ses membres.

En tant qu’organisation bénévole, représentant 378 entreprises – dont des fournisseurs d’intrants de cultures, des élévateurs à grains en plus d’entreprises d’alimentation animale et de matériel agricole – l’association est consciente des risques que court l’industrie et de la nécessité d’être préparé aux urgences. Dans bien des cas, les entreprises membres ont du personnel de vente et de service qui visite régulièrement de nombreuses fermes, souvent dans une même journée. Des maladies animales hautement infectieuses étant de plus en plus répandues, il est devenu évident que ces gens pouvaient jouer un rôle important dans la prévention d’une éventuelle épizootie d’origine étrangère.

Ron Campbell, gérant des opérations et des services aux membres à l’OABA, comprend bien la situation : « Les maladies peuvent être disséminées sur les vêtements, les pneus et l’équipement, de sorte que nos membres doivent prendre toutes les précautions pour éviter que cela se produise. Nous avons tout intérêt à développer un programme d’intervention d’urgence pour tous nos membres, qui nous aidera à contenir une éventuelle éclosion d’épizootie étrangère dans une zone géographique restreinte et à ne pas la répandre de ferme en ferme. En établissant des protocoles simples, tels que le lavage des mains et des véhicules jusqu’à une trousse de biosécurité pour les véhicules, on peut aider à garder notre industrie sécuritaire ».

Et ce n’est pas une petite industrie non plus. En 2005, le seul secteur de l’alimentation animale générait des ventes d’un milliard de dollars, dont 248 millions en exportation. L’éclosion d’une épizootie serait destructrice, autant pour les agriculteurs que pour les fournisseurs. Lors de l’éclosion d’influenza aviaire en Colombie-Britannique en 2006, deux meuneries ont dû fermer leurs portes et de nombreuses personnes ont alors perdu leur emploi.

L’OABA a élaboré le manuel d’intervention d’urgence grâce à de l’aide financière d’Agriculture et Agroalimentaire Canada, obtenue par l’intermédiaire du Programme CanAdvance administré par le Conseil de l’adaptation agricole. L’association a préparé des politiques et des protocoles à suivre lors de l’éclosion d’une épizootie étrangère, particulièrement entre le moment où l’on appréhende la maladie et le moment où elle est confirmée. Dans le dernier cas, l’Agence canadienne d’inspection des aliments prend la situation en main.

« Bien que de nombreux membres d’OABA aient élaboré certains plans d’urgence face aux épizooties, ils étaient tous différents, a déclaré Bette Jean Crews, présidente du Conseil de l’adaptation agricole. Il y avait des inquiétudes à l’effet que des protocoles divergents ainsi que l’usage d’une terminologie différente pourraient éventuellement causer des problèmes. L’OABA a pris les devants en élaborant un manuel d’intervention unique pour le secteur pour s’assurer que dans le cas d’une éclosion d’une épizootie étrangère, tout le monde réagirait de la même façon et utiliserait le même vocabulaire ».
Au cours des derniers mois, des renseignements pratiques ont été recueillis auprès de diverses sources, telles que les entreprises membres, le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario, le Comité du bétail et de la volaille de l’Ontario et l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Par la suite, ces renseignements ont été analysés et séparés en données de base, pour être ensuite réorganisés en un ensemble de protocoles de réponses appropriées et faciles à comprendre. Le manuel explique comment mettre sur pied une équipe d’intervention en cas d’épizootie, notamment des listes de personnes à contacter, des descriptions de tâches et des chaînes de commandes. On y trouve aussi les façons de bien documenter les mesures prises, de préparer un plan d’urgence de rechange, etc. Les manuels contenant ces recommandations sont en voie d’être distribués aux membres de l’OABA. Des ateliers de mise en œuvre des plans d’urgence sont prévus l’an prochain.

M. Campbell croit que ces renseignements établiront une norme pour le secteur, qui fera en sorte que les membres réagiront à n’importe quelle éclosion d’épizootie d’une manière efficace et cohérente. « Nos membres jouent un rôle déterminant dans le secteur agricole, en fournissant aux agriculteurs tout ce dont ils ont besoin pour leurs cultures et leurs récoltes, ainsi que les aliments pour leurs animaux. Il est indispensable alors que nous jouions un rôle semblable et tout aussi important, afin d’empêcher la dissémination de la maladie lors d’une éclosion ».

Le Conseil de l’adaptation agricole est une coalition locale sans but lucratif réunissant 71 organisations agricoles et rurales et agro-entreprises, qui fournit des ressources financières pour aider le secteur agricole et agroalimentaire de l’Ontario à demeurer rentable, à continuer à croître et à maintenir sa force économique.

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Pour de plus amples renseignements:
Nadine Armstrong
Gestionnaire des communications
Conseil de l’adaptation agricole
Tél : 519-822-7554
Courriel : narmstrong@adaptcouncil.org
Site Web : www.adaptcouncil.org


 

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